Jul 28 2008

USENIX Security 2008 : c’est parti !

Tag: conferencemoutane @ 7:43 pm

Depuis hier soir je suis à San Jose, Californie, pour assister à la conférence USENIX SEC’08. Je me débrouille pas trop mal avec le décalage de 9h, c’est bon signe !

Ce matin (ici il est 9h) on commence avec le Workshop on Offensive Technologies (WOOT’08) dont le programme est prometteur.

Un petit regret : le speaker invité devait être Thomas Ptacek, mais finalement il a été remplacé par Paul Vixie. On devrait avoir une présentation intéressante tout de même.
Ensuite mercredi, jeudi et vendredi, on aura les tech sessions. Je crois que là aussi y’aura du bon.
Bon je vous promet pas un live blogging de la conf, je n’ai pas le talent de sid…


Jul 24 2008

Exploit DNS in the wild !

Tag: Failles de sécuritéNicolas @ 2:33 pm

Vous avez sans doute entendu parler de la fameuse DNS, qui fait trembler tout l’Internet
depuis quelques jours.



Aprés le leak des détails de la vulnérabilité, HD Moore, le fondateur de metasploit, vient de mettre en ligne le tout premier exploit de la vulnérabilité.
(on remarque la réactivité de HD Moore, qui était déjà le premier à publier l’exploit Debian OpenSSL )


D’après ce post sur le blog zero day de ZDNet, l’attaque prend une minute ou deux pour empoisonner le cache d’un serveur DNS.

Comme le dis Dan Kaminsky sur son blog :

Patch. Today. Now.



PS: Mon tout premier post sur le blog :)




EDIT :

Un nouvel exploit à été publié, il permet de spoofer non plus un nom de machine, mais le serveur DNS en charge d’un domaine !

Bravo à Sid pour avoir trouvé la solution:
http://sid.rstack.org/blog/index.php/287-dns-encore-peut-etre-une-solution


Jul 20 2008

Sécurité des systèmes de gestion de packages (apt, yum etc …)

Tag: AdminSysGarnett @ 1:52 am

Il y’a deux jours, un message assez intéressant est passé sur la liste debian security. Une étude initié par l’université d’Arizona met en lumière plusieurs vulnérabilités dans la manière dont sont conçus les systèmes style apt, yum, yast etc …

En gros ces systèmes sont soumis à trois types d’attaques :
- Les attaques par rejeu.
- Les attaques sur les méta-données des dépôts.
- Les “man in the middle”.

1) Les attaques par rejeu.

Ce type d’attaque consiste à monter un miroir ne distribuant que des vieilles versions de ses logiciels. Ces logiciels sont signés mais vulnérables. L’attaquant pourra logger les IP des machines récupérant les logiciels. On obtient donc une liste des machines avec les paquets vulnérables qu’elles ont téléchargés. Cette attaque se base en grande partie sur le fait qu’il est facile de faire enregistrer un serveur miroir. L’impact de cette attaque est très limité sous Debian et Ubuntu car les updates de sécurité sont distribués via les fameux serveur security.debian.org (sauf pour les versions non stables sid et testing). Ces serveurs sont trusted. Ce type attaque a tout de même initié une réflexion chez les développeurs d’apt : ils souhaitent associer aux dépôts un timestamp signé pour savoir si un dépôt est désynchronisé. Pour finir, il est malheureusement impossible de distribuer les releases via les dépôts security.debian.org, le délai de synchronisation diminuerait énormément l’aspect réactif de ces serveurs.

2) Les attaques sur les méta données.

Les dépôts sont composées de deux éléments : des logiciels (en général signés) et des méta-données. Ces méta-données contiennent souvent un fichier d’index. Une attaque type DoS serait de faire de gigantesques fichiers d’index car dans tout les cas, ils sont téléchargés. La seule parade serait de contenir le cache du système de gestion de paquets sur une partition dédiée. Cette attaque est décrite ici.

3) Les MiM.

Revenons sur l’attaque par rejeu. Les dépôts security.debian.org ne sont pas si invulnérables que ça. Ils sont sensibles au MiM. Si une machine réalise ses mises à jour de sécurité et qu’un proxy transparent intercepte ses requêtes en les loggants, on obtient la listes des vulnérabilités associées à cette machine. Une parade envisagée est de passer les serveurs de sécurité en HTTPS. Une suite de scénarios (catastrophes) commence à ce thread. Certaines distributions commerciales utilisent des miroirs HTTPS.


Jul 16 2008

Rapport sur la cybercriminalité et l’organisation des équipes derrière les botnets

Tag: undergroundArrouan @ 5:01 pm

La compagnie Finjan via son Malicious Code Research Center à publier un rapport sur la cybercriminalité et son organisation. Le but que c’est fixé cette organisme est justement de s’intéresser au comportement émergeant dans le piratage sur Internet et de les analyser. Ils sont allés jusqu’à parler avec différentes personnes impliqués dans ces réseaux.

Tout d’abord, ils reviennent sur l’historique du piratage depuis le “hack for fame” vers l’organisation et la monaitisation de celui-ci. Au début, des exploits ont commencés à être vendu aux plus offrants puis la professionalisation a encore passé une étape avec la fourniture de kit tout-en-un pour le piratage et la génération d’exploit comme mpack. Ensuite, cela a continué avec une augmentation de la qualité de ces packs et une mise à jour régulière. Relativement récemment, des systèmes puissants permettant un monitoring et une sous-location des botnets à réellement permis à leurs possesseurs de lancer dans le marché de la vente de puissance de calcul pour des activités illégales. Au début de l’année, des services de type Crimware-As-Service ont commencé à émerger avec des buissness modéle proche des sociétés de service informatique classique. Finalement, la dernière chose à la mode est la fourniture direct de donnée déjà récolté par divers méthodes de malwares et d’intrusion. Les clients peuvent donc acheter et diposer directement des données. Avec la mise en place de grille de prix, d’avantages, etc, la cybercriminalité a désormais un modéle proche du monde réel qui brasse beaucoup d’argents. Il y a eu par exemple des réquilibrages de prix pour les cartes bleue volées qui sont passé de 100$ à 10-20$ l’unité.

Ce qui a également beaucoup évoluer dans la cybercriminalité ces dernières années et le passage d’une organisation où chacun était indépendant ou de petits équipes non structurés vers une organisation proche de celle de la mafia. On retrouve donc un “Boss” qui contrôle l’ensemble mais ne commet rien d’illégal lui-même. Ensuite un sous chef, qui fait le tampon entre le Boss et les directeurs de campagne mais aussi qui fournit et contrôle les malwares et les botnets. Chaque directeur de campagne fait ses propres attaques et ses propres affaires en se reposant sur une armée de petit main. Chacune des filières a ces clients propres et ces propres programmes de partenariat. Les contacts avec les clients sont gérés par des revendeurs.

Dans le cadre de leurs études, la société a discuté avec ces revendeurs. Ils ont aussi bien pu confirmer la présence de grille de prix suivant le pays, la banque, etc pour les comptes banquaires mais aussi la structure en pyramide tel que décrite ci-dessus. Les revendeurs diposent même de garanties qui permet de remplacer un numéro de carte si ils ne fonctionnent pas.

Comme tous ces données sont raccorchées à une région, un pays, une langue, il faut faire des attaques ciblés pour avoir des données qui intéressent les clients et ce sont les directeurs de campagne qui font organiser ces attaques ciblés.

Ces groupes utilisent également des serveurs de stockage (drop server) où sont stocké la totalité des données volées d’un groupe (i.e. le résultat de plusieurs campagnes). En général, ils sont également le Command Center des botnets. Les auteurs du rapport ont détectés un tel serveur en Malaisie qui contenait 1.4Go de données volées.

Pour conclure, il est clair que cette étude montre la réalité d’une chose que nous savions déjà: le piratage des années 80-90 est fini et nous avons affaire maintenant à des organisations disposant de fonds importants et de personnes de haut niveau. Même si pour le moment, ce n’est pas encore le cas à grande échelle, ces organisations se tourneront surement vers l’espionage industrielle et l’ensemble des milieux pouvant rapporter de l’argent. Ce qui est impressionant c’est la rapidité à laquelle s’est mise en place ce système et comment il a réussi à générer rapidement de très grosses sommes. Cela nous rappelle aussi que les attaquants disposent de plus en plus de ressources pour écrire des malwares toujours plus efficace et que certains sont des experts et connaissent les dernières méthodes de détection.


Jul 15 2008

DIMVA 2008: Detection of Intrusions and Malware & Vulnerability Assessment

Tag: conference, rechercheArrouan @ 7:44 pm

DIMVA est une conférence tournant dans l’ensemble de l’Europe et portant sur la détection d’intrusions, les malwares et toutes les méthodes de détection et de blocage de ces derniers. Cette année, pour la première fois, la conférence avait lieu en France (Issy Les Moulineaux). Le niveau était très bon avec des conférences de personnes de par le monde, depuis les USA jusqu’au Pakistan. La conférence était découpée en session de 2 ou 3 papiers ainsi que 2 keynotes et une rump session (présentation informelle de 5 minutes sur un nouveau sujet).

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