Aug 28 2008
Attaquer l’hyperviseur Xen: Pénêtrer un système en restant invisible.
Ce speach fait à la Black Hat USA 2008 par Rafal Wojtczuk (Invisible Things Lab) a pour but de présenter deux attaques sur l’hyperviseur Xen: une dans le code de Xen et une autre dans un domaine caché. La motivation de l’auteur est de dire que dans quelques années tout le monde aura un hyperviseur par défaut sur son ordinateur. Il n’a pas faux car, par exemple, Dell commence à fournir par défaut sur ses serveurs VMWare dans une ROM donc je peux imaginer dans quelques années que dans une puce, un hyperviseur soit disponible par défaut (il faut bien les utiliser tous ces coeurs). De plus, si il est possible d’attaquer ces hyperviseurs alors on se retrouve avec le même cas de figure qu’avec le virus Bluepill.
La première méthode d’attaque est de modifier depuis le système contenant l’hyperviseur (le Linux “maitre”) la mémoire contenant les informations à propos de Xen. Normalement un tel accés est protégé, mais en utilisant une technique similaire à celle présenté à SSTIC et permettant d’éxecuter du code via un iPod, l’auteur propose ici de s’attaquer au DMA et au carte réseau pour récupérer des valeurs en mémoire. La deuxième méthode utilise la possibilité de créer des domaines (et donc des machines virtuelles) qui peuvent espionner les autres et donc modifier leur données mémoires en temps réels.
Ces deux méthodes sont bien décrites et semblent tout à fait réalisable mais Xen n’est que peu utiliser actuellement. Des attaques de ce type sur VMWare seraient intéressante à voir également mais il n’empêche que les méthodes proposées ici utilisent des concepts généric de la virtualisation est pourrai être utiliser sur d’autres hyperviseur.
